Bienvenue !

  • PDF

Pour répondre aux demandes d'informations sur le bitume, l’Union des Syndicats de l'Industrie Routière (USIRF), Ne pas confondre bitume et goudron
en liaison avec le Groupement Professionnel des Bitumes (GPB), a procédé à un recensement de l’ensemble
des études sur le bitume réalisées dans le monde entier.

• Plus de 600 études ont été identifiées, faites notamment en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, au Japon, ou en Australie. Aucune de ces études ne permet d’établir un lien entre bitume et cancer.

Les études épidémiologiques

Ces études permettent de comparer la santé des ouvriers exposés au bitume avec celle de personnes ne l’ayant jamais été.
La plus importante a été menée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC, soit IARC en anglais).

 

IARC 1

Co-financée par les Administrations et les Organisations professionnelles concernées (EAPA, Eurobitume, Concawe), elle a porté sur 80 000 travailleurs européens, dont 35 000 avaient été exposés pendant 20 à 25 ans à des fumées de bitume.
Cette première étude a permis d’établir dès 2003 que les travailleurs exposés aux fumées de bitume étaient dans le même état de santé que la population en général.
D’une manière générale, il n’a pas été observé de risque particulier de cancer.
Toutefois une très légère surmortalité quant au cancer du poumon, jugée non- significative par certains pays, a conduit à approfondir l’étude de chaque cas de cancer du poumon identifié. Cela a donné lieu, à partir de 2004, à l’étude IARC 2

IARC 2

Les chercheurs ont analysé 433 cas de cancer du poumon et 1 253 contrôles. Les dossiers examinés concernaient principalement des travailleurs du secteur routier, provenant de six pays européens, dont la France, plus Israël.
L’étude, menée en France sous l’égide du Docteur Isabelle Stücker (INSERM), conclut en 2009 qu’en l’état des connaissances scientifiques actuelles, aucun lien n’a été établi entre le cancer du poumon et l’exposition aux fumées de bitume.
La légère surmortalité observée dans IARC 1 est expliquée par la consommation de tabac ou l’exposition antérieure aux goudrons de houille.
Par ailleurs, l’étude IARC 2 a noté une réduction continue, ces dernières décennies, de l’exposition aux fumées de bitume.

Les études en laboratoire

De nombreuses études en laboratoire ont été réalisées depuis près de 50 ans, certaines dans des conditions peu scientifiques voire non- représentatives.
Une des plus récentes et des plus sérieuses a été menée en 2007 en Allemagne par l’Institut Fraunhofer ; elle portait sur des rats.
Pendant 2 ans, 6 heures par jour, 5 jours par semaine (ce qui équivaudrait à une vie entière de travail pour l’homme), des groupes d’animaux ont respiré des fumées à des niveaux très supérieurs à ceux mesurés sur les chantiers. La comparaison avec un groupe témoin de rats respirant de l’air frais n’a montré aucun accroissement significatif du nombre de tumeurs, établissant que les fumées de bitume ne sont pas cancérogènes chez le rat.

Les études d’exposition

Réalisées en France depuis 2002, elles portent directement sur les ouvriers exposés aux fumées de bitume.
Une collaboration a débuté en 2000 entre la Médecine du Travail du Finistère, la CRAM Bretagne, l’INRS, le Laboratoire Interrégional de l’Ouest (LICO) et l’USIRF, établissant un protocole précis de prélèvements et de mesures (métrologie atmosphérique et métrologie urinaire).
Au fil des années, des études ont été menées dans plusieurs entreprises, sur 47 chantiers et dans des usines de liants ; tous les postes de travail potentiellement exposés ont été pris en compte.
Concernant le risque cancérogène, toutes ces études d’exposition convergent vers les mêmes résultats : les taux auxquels sont exposés les ouvriers sont très largement inférieurs aux valeurs des seuils réglementaires ou recommandés, que ce soit au niveau français ou européens.

*****

Pour plus d'informations, ou accès à la liste des études, Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

Qui sommes-nous ?